La capitale congolaise vit une paralysie totale de son système de transport urbain, plongeant des millions de Kinois dans un calvaire quotidien. Depuis une semaine, les agents de Transco, l’unique société de transport urbain de l’État, observent une grève sèche, réclamant le paiement de leurs salaires en souffrance depuis plus de deux mois. À cela s’ajoutent des revendications pour le départ du Directeur Général et de son comité, accusés de détournement, népotisme, tribalisme, clientélisme et mauvaise gestion flagrante.
Ce lundi 29 juillet 2024, la situation s’est aggravée avec l’entrée en grève des transporteurs privés, exaspérés par la tracasserie policière et la hausse des taxes dans leur secteur. Les Kinois, déjà éprouvés par la grève de Transco, se voient contraints de marcher des kilomètres pour rejoindre leurs lieux de travail, créant un désarroi généralisé dans la ville.
Les manifestations des agents de Transco ont mis en lumière les dysfonctionnements graves au sein de l’entreprise publique, mettant en cause la mauvaise gestion et les pratiques de détournement de fonds qui minent le secteur. Les grévistes dénoncent également le favoritisme et les pratiques de népotisme qui sapent la performance et la crédibilité de la société de transport.
Parallèlement, les transporteurs privés dénoncent la pression constante des forces de l’ordre qui, selon eux, multiplient les actes de tracasserie. La hausse des taxes a également exacerbé leur mécontentement, rendant leur activité de plus en plus difficile à soutenir financièrement.
Face à cette situation critique, le Vice-premier Ministre et Ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, se trouve devant un défi majeur pour redorer l’image de son secteur. Les solutions envisagées devront être rapides et efficaces pour mettre fin à la grève et relancer le transport urbain dans la capitale.
La population de Kinshasa, désespérée, espère des mesures concrètes pour une sortie de crise rapide. La réouverture des négociations entre le gouvernement et les grévistes est attendue avec impatience, dans l’espoir de voir le secteur du transport reprendre ses activités et de mettre fin à ce calvaire quotidien.
La situation à Kinshasa est critique, et les prochaines actions du gouvernement seront déterminantes pour rétablir la confiance des citoyens et stabiliser un secteur vital pour la vie quotidienne des Kinois.
GNM

