Embouteillages à Kinshasa: Les Kinois exposés à la dépression et aux troubles mentaux plus tard (Observation de Me.Magalie Dosi, Pres.ai.DCU)

Les Kinois peuvent développer plus tard des maladies psychologiques, telles que la dépression et les troubles mentaux, à la suite des graves embouteillages auxquels ils font face au quotidien. C’est ce qu’a laissé entendre Maître Magalie Dosi Kisasa, dans une analyse consultée par VERITE.CD ce dimanche.

L’avocate affirme dans son analyse que la population serait en train de souffrir en ce silence en ce moment.

Les embouteillages chroniques à Kinshasa exposent la population à de nombreux problèmes aux conséquences parfois graves. En plus de la perte de temps considérable, ces bouchons engendrent un stress quotidien qui, à la longue, peut provoquer des troubles psychologiques tels que la dépression, le surmenage, voire des accidents vasculaires cérébraux (AVC)“, peut-on lire dans cette étude.

Dans la même analyse, Magalie Dosi Kisasa déplore plusieurs autres conséquences provoquées par ces embouteillages, qui affectent aussi le social de la population kinoise

Les Kinois et les Kinoises se retrouvent ainsi confrontés à des dépenses imprévues : surconsommation de carburant, frais de transport accrus, notamment lorsqu’ils sont contraints de descendre avant le terminus pour continuer à pied ou prendre un autre moyen de transport. Ces dépenses supplémentaires pèsent lourdement sur des foyers déjà fragilisés par une vie chère et des revenus insuffisants. Tout cela s’ajoute à un coût de la vie déjà particulièrement élevé, rendant le quotidien encore plus difficile pour une grande partie de la population. Le temps perdu dans les embouteillages est un frein à la productivité, à la vie familiale, et même à l’accès aux soins ou à l’éducation“, a-t-elle déclaré.

Les mesures prises en fin de l’année dernière par les autorités du pays afin de lutter contre les embouteillages dans la capitale, dont notamment le “sens unique et la circulation alternée sur certaines artères”, sont loin de résoudre le problème. Certains observateurs estiment que la construction d’autres routes demeurent “l’unique” solution à cela.

Fabrice Lukamba