Fiasco dans la lutte contre la corruption : Lubaya accable Tshisekedi pour son «manque de crédibilité»

Claudel Lubaya, une voix critique de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), a récemment livré une évaluation cinglante du bilan de Félix Tshisekedi en matière de lutte contre la corruption et les anti-valeurs. Dans un texte publié sur son compte ×, Lubaya n’a pas mâché ses mots pour qualifier la gestion de l’actuel président, qu’il accuse d’avoir échoué à tenir les promesses faites il y a six ans.

En effet, lors de son discours prononcé à l’occasion des 60 ans de l’indépendance de la RDC, Félix Tshisekedi avait déclaré que la lutte contre l’impunité, la corruption et les anti-valeurs constituait le socle de sa stratégie politique. Il avait alors fustigé la transformation progressive de la classe politique en une “mafia”, évoquant un besoin urgent de changement. Pourtant, six ans après cette prise de parole, Claudel Lubaya dresse un constat implacable : la situation est pire qu’auparavant.

Le membre de l’opposition dénonce non seulement l’inefficacité des actions du président, mais aussi une protection active des personnes soupçonnées de malversations financières. Selon lui, le seul véritable progrès sous la présidence de Tshisekedi est l’impunité, rendue encore plus flagrante par l’interférence directe du chef de l’État dans des affaires judiciaires en cours. Pour Lubaya, Tshisekedi a perdu toute légitimité en s’écartant de son devoir de réserve, jusqu’à discréditer complètement son discours.

En outre, Lubaya souligne la complaisance du président vis-à-vis des institutions de lutte contre la corruption, les qualifiant de « coquilles vides ». Selon lui, ces structures, autrefois conçues pour promouvoir la bonne gouvernance, sont aujourd’hui des outils neutralisés par l’attitude du chef de l’État. Les scandales de corruption se multiplient, mais les sanctions restent rares, renforçant ainsi la perception d’une justice qui « joue la comédie » au lieu de remplir son rôle.

Claudel Lubaya conclut en affirmant que l’abandon de cette lutte par Félix Tshisekedi constitue un « échec politique majeur » pour son régime et son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Il va plus loin en suggérant que le président protège les voleurs pour se protéger lui-même, une accusation lourde qui, selon lui, reflète le sentiment croissant du peuple congolais.

Le texte de Lubaya pourrait accentuer les critiques contre Tshisekedi à l’approche des prochaines échéances électorales, alors que le président devra répondre à ces accusations d’incohérence et de complicité dans les détournements de fonds publics.

GNM