La RDC entend maximiser le potentiel du commerce extérieur pour accroître son son économie. C’est dans ce cadre que le gouvernement, par l’entremise du ministère du Commerce extérieur, a identifié environ cinq (5) marchés au niveau mondial, afin d’exporter les productions.
Parmi ces marchés, il y a notamment le marché des États-Unis d’Amérique à travers l’AGOA, celui européen, le marché chinois, le marché indien, ainsi que le marché africain, à travers la Zone de libre-échange continentale africaine.
“(…) il ne suffit pas de produire, il faut aussi avoir maintenant des marchés. Et c’est l’une des tâches auxquelles nous nous sommes livrés, notamment l’identification des marchés pour les producteurs congolais. Le premier marché qui a été identifié, c’est celui des États-Unis à travers l’AGOA, qui est cette loi américaine qui permet effectivement aux pays africains d’exporter vers les États-Unis sans paiement de frais de douane. Le deuxième marché, c’est le marché européen, à travers les accords de partenariat économique. (…) le troisième marché, c’est le marché chinois, avec ses 1,4 milliard de consommateurs. L’autre marché, c’est le marché indien. Aujourd’hui, l’Inde a dépassé déjà en termes de population la Chine. Donc, ils sont presque à 1,4 et 1,5 milliard. Le marché suivant, c’est le marché africain lui-même (…). Pour le président de la République, l’ouverture des marchés africains va nous permettre de gagner aussi 1,3 milliard de consommateurs africains“, a laissé entendre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, au cours du briefing presse co-animé ce jour avec son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe.
S’agissant des produits à exporter, Julien Paluku estime qu’une place importante devrait plutôt être accordée à l’agriculture, le secteur minier n’ayant pas profité au pays pendant de très longues années.
“Lorsqu’on examine la manière dont le secteur minier participie au développement de la RDC, on se rend compte pratiquement que la RDC n’a pas tiré profit de ce secteur minier. Parce qu’aujourd’hui, ou l’année passée ou l’année dernière, nous avons exporté 152 000 tonnes de cobalt. Nous avons exporté autour de 3 100 000 tonnes de cuivre. Mais ça ne se ressent pas dans le panier de la ménagère. (…) Lorsqu’on voit comment cela se répercute chez la population congolaise, on ne le sent pas, la pauvreté continue. Voilà pourquoi le président de la République, son excellence Félix Antoine Tshisekedi, nous a demandé de diversifier notre économie. Parce que le secteur minier n’a pas été porteur de croissance, il nous a demandé de diversifier l’économie, notamment en allant vers le secteur agricole“, a-t-il ajouté.
Cependant, Julien Paluku Kahongya a reconnu plusieurs défis que le gouvernement congolais devrait relever pour faire réellement du commerce extérieur un levier de la croissance économique en RDC. Parmi ces défis, il a parlé des impôts et taxes qui pèsent lourds et qui ne favorisent pas un bon climat des affaires en RDC ; Le ministre du Commerce extérieur a évoqué également le défi sécuritaire, ainsi que le manque d’infrastructures.
Fabrice Lukamba

