Face à la recrudescence alarmante des cas de variole du singe (Monkeypox) en République Démocratique du Congo, le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, et le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, ont co-animé ce jeudi 15 août un briefing spécial axé sur une riposte structurée contre cette maladie.
Depuis plusieurs mois, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a sonné l’alarme, activant son plus haut niveau d’alerte sanitaire au niveau international pour répondre à la résurgence du Monkeypox en Afrique. En RDC, le virus a été identifié pour la première fois en 1970. Cependant, après l’arrêt de la surveillance active des maladies en 1986, les cas humains signalés ont été rares jusqu’à leur réapparition au milieu des années 1990. Depuis les années 2000, le pays a rétabli un système de surveillance plus rigoureux, révélant la présence continue du virus dans plusieurs régions.
Aujourd’hui, 15 des 26 provinces de la RDC sont touchées, avec une concentration élevée des cas dans certaines zones. La province de l’Équateur est la plus affectée, comptant 5 356 cas suspects, 485 cas confirmés, et 298 décès. Le Sud-Kivu suit avec 2 213 cas suspects, 913 cas confirmés, et 17 décès. Les provinces du Sankuru et du Sud-Ubangi sont également gravement touchées, enregistrant respectivement 49 et 29 décès.
Face à cette situation, le gouvernement congolais, par l’intermédiaire du ministère de la Santé Publique, appelle à un respect strict des gestes barrières, tels que le lavage des mains, la distanciation physique, et la décontamination des véhicules et autres moyens de transport.
Le ministre Samuel Roger Kamba Mulamba a présenté un plan de riposte en trois axes majeurs. Le premier concerne la sensibilisation des populations pour prévenir les contaminations et limiter la propagation du virus. “Impliquer tout le monde dans la lutte est essentiel”, a-t-il déclaré. Le deuxième axe porte sur la prévention sanitaire, avec un besoin urgent de 3,5 millions de doses de vaccins. “Si nous vaccinons un peu plus de 2,5 millions de personnes, nous pourrions stopper la maladie”, a souligné le ministre Kamba Mulamba. Enfin, la coordination des actions reste cruciale, avec la mise en place de groupes de travail, le suivi épidémiologique, et l’activation de l’unité nationale de communication en santé pour renforcer l’impact de la riposte.
En ces temps de crise, la RDC réaffirme sa détermination à contenir la propagation du Monkeypox et à protéger ses populations. Le succès de cette riposte dépendra de la mobilisation collective et de la rigueur dans l’application des mesures sanitaires.
GNM

