RDC : Pour la cinquième fois, la demande de mise en liberté provisoire sollicitée par les avocats du détenu politique Mike Mukebayi est rejetée

Le calvaire de Mike Mukebayi, détenu à la Prison centrale de Makala depuis 15 mois, se prolonge. La Cour d’appel de la Gombe a, ce jeudi, rejeté pour la cinquième fois consécutive sa demande de mise en liberté provisoire. Une décision qui suscite l’indignation de sa défense et de nombreux observateurs.

Incarcéré depuis plus d’un an, Mike Mukebayi voit ses espoirs de liberté provisoire une fois de plus anéantis. Cette nouvelle décision de la Cour d’appel de la Gombe, qui refuse de le libérer, étonne d’autant plus que les charges retenues contre lui sont passibles de peines ne dépassant pas deux ans d’emprisonnement. Selon ses avocats, cette situation est d’autant plus incompréhensible que d’autres personnes poursuivies pour des infractions plus graves ont obtenu gain de cause dès leur première demande de libération provisoire.

“Il est regrettable que des infractions mineures, comme celles reprochées à Mike Mukebayi, entraînent un tel acharnement judiciaire, alors que d’autres accusés pour des faits plus graves ont vu leur demande acceptée sans grande difficulté”, déplore un membre de la défense.

Cette affaire met en lumière une certaine iniquité dans le traitement des dossiers par les instances judiciaires du pays. Le cas de Mike Mukebayi devient ainsi emblématique des dysfonctionnements qui minent le système judiciaire congolais, où les décisions semblent parfois obéir à des logiques peu transparentes. Les partisans de Mike Mukebayi et les défenseurs des droits de l’homme continuent de plaider pour une justice équitable et transparente dans cette affaire.

En attendant, Mike Mukebayi reste en détention, son avenir judiciaire toujours incertain.

GNM