La chambre du conseil du Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe a rejeté, ce matin, la demande de mise en liberté provisoire de l’homme d’affaires et acteur politique, Seth Kikuni. Ce dernier avait sollicité sa libération sous caution, évoquant des raisons de santé et l’absence d’indices sérieux de culpabilité.
Interpellé à la demande du parquet général, M. Kikuni avait déjà été placé sous un mandat d’arrêt provisoire de trois jours, récemment prolongé de 15 jours. Son état de santé, précaire suite à une intervention chirurgicale antérieure, ainsi que les agressions qu’il aurait subies, avaient été mis en avant pour justifier sa demande de liberté provisoire. Le tribunal, cependant, a estimé que le risque de fuite n’était pas écarté, évoquant la possibilité pour M. Kikuni de changer d’adresse à tout moment et de se soustraire à la justice.
Malgré ce rejet, Seth Kikuni a décidé de faire appel de cette décision, réaffirmant la nécessité d’une prise en charge médicale urgente. Il dénonce également les conditions de sa détention au sein de l’Agence nationale de renseignements (ANR), où il affirme être privé de l’accès à sa famille et à ses avocats.
Dans une déclaration pleine de résilience, M. Kikuni a dénoncé une persécution politique, qualifiant de “macabres” les pratiques visant à faire taire l’opposition par l’intimidation et la terreur. En tant qu’opposant politique, il réitère que ses prises de position ne sont qu’un acte de vigilance citoyenne sur les actions gouvernementales, visant à défendre les acquis démocratiques du pays.
Seth Kikuni a enfin rappelé qu’il se réserve le droit de poursuivre ses tortionnaires en justice, tant au niveau national qu’international, pour faire valoir ses droits.
GNM

