Les Sénateurs de l’opposition, membres du parti Ensemble pour la République, ont vivement condamné ce qu’ils qualifient de tentative de judiciarisation à des fins politiques des œuvres sociales initiées par Moïse Katumbi dans le territoire de Pweto, Haut-Katanga. Selon eux, cette démarche vise à criminaliser les actions de réhabilitation de l’hôpital et de la piste d’aviation de la localité de Mulonde, entreprises par l’ex-gouverneur de la province et actuel leader de l’opposition.

Dans une déclaration rendue publique ce 4 octobre, les Sénateurs de ce groupe politique estiment que ces actions s’inscrivent dans une série de répressions dirigées contre les opposants. Ils soulignent également que ces manœuvres apparaissent dans un contexte où certains membres du pouvoir cherchent à rouvrir le débat sur la modification de la Constitution, une initiative susceptible de raviver les tensions politiques au sein du pays.
« L’Etat de droit menacé»
Les signataires de cette déclaration l’honorable Kalonda Della Idi Salomon, l’honorable Naweji Yav Norbert, et l’honorable Mwando Katempa Christine Katempa estiment que la poursuite judiciaire contre Moïse Katumbi vise à museler une voix critique du régime. Ils dénoncent ainsi une régression de l’Etat de droit et appellent à l’arrêt immédiat de ces pratiques qu’ils jugent contraires aux principes démocratiques.
La réhabilitation sociale comme prétexte de criminalisation
Le projet de réhabilitation de l’hôpital et de la piste d’aviation de Mulonde, dans le territoire de Pweto, est présenté comme une initiative visant à pallier l’inefficacité de l’Etat dans la région, en répondant aux besoins fondamentaux de la population. Le fait que cette œuvre soit aujourd’hui soumise à une enquête judiciaire suscite l’indignation des Sénateurs d’Ensemble pour la République, qui voient dans cette action une volonté politique de discréditer leur leader.
Un appel à la vigilance de la communauté internationale
Les Sénateurs de l’opposition, dans leur déclaration, appellent la communauté nationale et internationale à faire preuve de vigilance face à ce qu’ils qualifient de dérives politiques. Ils exhortent également le pouvoir à œuvrer pour la cohésion nationale dans un pays où les tensions politiques sont exacerbées par les conflits armés dans l’Est.
Alors que la République Démocratique du Congo traverse une période d’instabilité marquée par des défis sécuritaires, notamment dans la région de l’Est, ces accusations portées contre un acteur majeur de l’opposition ne risquent que de raviver les divisions, préviennent les parlementaires.
Cette déclaration met en lumière les tensions persistantes entre le pouvoir en place et ses opposants, à l’approche des échéances électorales, et reflète l’inquiétude grandissante quant à l’avenir de la démocratie en RDC.
GNM

