Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a affirmé lundi, lors d’un briefing, que le président de la République, Félix Tshisekedi, reste ouvert à toute initiative visant à favoriser la paix et la cohésion nationale.
Toutefois, Muyaya a précisé que le président de la République n’a donné aucun mandat aux pères spirituels, notamment aux évêques catholiques de la CENCO et aux responsables de l’ECC, pour engager des consultations en vue d’un dialogue sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie orientale du pays.
«C’est une initiative qu’ils portent et qui n’est qu’à ses débuts. Ils sont allés voir le président, le président les a accueillis et le président devrait, le moment venu, réagir à leur démarche. Parce qu’il est prévu qu’on lui fasse le point par rapport à ce qu’ils attendent de lui. Deuxième chose, ici, il faut savoir que le président de la République ne leur a pas donné un mandat quelconque. C’est une nuance de taille», a-t-il dit.
Et d’ajouter :« Ils ont vu le président, ils avaient des propositions, mais le président de la République ne leur a pas donné un quelconque mandat pour l’engager. De toute évidence, comme je vous ai dit, ils sont en amorce de leur démarche qui vise à avoir un pacte social pour la paix, personne ne peut la définir, même pas le président de la République ».
Le ministre a, par ailleurs, déploré l’attitude des responsables religieux, dénonçant leur silence face aux pertes en vies humaines, estimées à plus de 3 000 personnes, lors des affrontements entre les rebelles et l’armée congolaise.
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