Le gouvernement congolais, à travers le Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) et la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux victimes (CIA-VAR), est à pied d’œuvre pour obtenir de la communauté internationale la reconnaissance du genocide sur le sol congolais. C’est ce qui a été évoqué ce jeudi 03 avril 2025, au cours d’un briefing presse réalisé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, avec les organisateurs de la table ronde sur l’appropriation du GENOCOST (Genocide pour les biens économiques), dont la clôture a eu lieu ce jour.
Dans son intervention, le professeur Serge Mayaka, membre de la Coordination du Comité scientifique de la table ronde pour l’appropriation nationale du GENOCOST et de la CIA-VAR, a indiqué que le gouvernement congolais mise sur trois axes afin d’aboutir à cette reconnaissance. Il s’agit des axes diplomatique, politique et judiciaire.
“Il y a trois axes stratégiques dans le processus international du genocide. (…). Sur le plan judiciaire, il faut absolument construire les dossiers suffisamment fournis. C’est pourquoi on est parti du schéma selon lequel il faut remonter le fait. Dès que le fait est là, on construit l’argumentaire, et un argumentaire bien construit permet à la RDC d’actionner tant sur le plan diplomatique que sur le plan judiciaire et politique. Donc, tout passe par ce préalable là, qui est en train d’être fait“, a-t-il laissé entendre.
Pour sa part, le directeur général adjoint en charge de l’administration et des finances du FONAREV a souligné que la commémoration chaque 02 août des victimes des crimes de guerre en RDC est également une grande action posée pour la reconnaissance du genocide sur le sol congolais.
“Ce qu’il faut compléter, c’est qu’au niveau national (…) la première des choses c’est la loi qui a été promulguée par le chef de l’État. Il met également les pieds dans le plat, en instituant la journée nationale du GENOCOST. (…) Il y a déjà cette démarche qui est faite au niveau national“, a déclaré monsieur Kevin Ngunga Makiedi.
Pour le FONAREV et la CIA-VAR, la reconnaissance du genocide en RDC est importante, car elle va conduire à des réparations des victimes.
Rappelons que la table ronde qui venait d’être organisée dans la capitale avait pour objectif de permettre aux Congolais de s’approprier le GENOCOST, mais aussi de reveiller la conscience nationale en ce temps de guerre.
Fabrice Lukamba

