De retour de l’Est du pays, précisément des zones touchées par l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo, le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, était face à la presse ce jeudi 04 juin 2026, afin de présenter la situation actuelle de la maladie.
Aux côtés de son collègue de la Communication et médias Patrick Muyaya Katembwe, il a tenu d’abord à donner le nombre réel des personnes atteintes de la maladie, en démentant la rumeur selon laquelle le nombre de malades aurait augmenté de 1000 cas. Il a précisé qu’actuellement il y a plutôt 381 cas.
“Alors en Ituri et donc dans les provinces qui sont touchées au total, nous sommes à 381 cas cumul. Cela veut dire depuis le début de la riposte, depuis que nous avons commencé à tester, avant même l’annonce du 15. Donc, tous les cas que nous avons eu avant, qu’on a testés, jusqu’à ce jour d’aujourd’hui, nous sommes à 381 cas, nous ne sommes pas à 1000 cas comme on disait, nous ne sommes pas à 900 cas, nous sommes à 381 cas“, a-t-il précisé.
Il a aussi affirmé que seules les provinces de l’Ituri, du Nord et du Sud-Kivu sont touchées jusqu’à présent.
“Nous avons toujours trois provinces qui sont touchées, qui sont l’Ituri, qui sont le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Il n’y a pas de cas d’Ebola ailleurs. J’aurais dit ça parce que parfois des rumeurs courent beaucoup, mais je préfère vous dire qu’il n’y a pas du tout de cas d’Ebola ailleurs. De ces trois provinces, la province d’Ituri reste celle la plus touchée, vec quasiment 94 à 95% des cas qui sont tous dans l’Ituri. On a 19 cas dans le Nord-Kivu et à peu près 3 cas dans le Sud-Kivu“, a ajouté le docteur Samuel Roger Kamba.
Quant aux personnes décédées, il a évoqué 63 décès jusque-là. 223 patients sont actuellement hospitalisés. À l’en croire, le taux de létalité pour Bundibugyo aujourd’hui est à moins 17%. Ce qui représente une baisse par rapport aux années antérieures.
Le ministre de la Santé fait constater l’évolution en ce qui concerne la riposte contre l’épidémie. D’après lui, à présent, la RDC est en mesure de donner des chiffres exacts des malades, grâce à plusieurs efforts fournis, parmi lesquels l’usage de la méthode appelée “Red One” et le test de tous les échantillons.
Fabrice Lukamba

