Un scandale aux graves répercussions vient d’éclater dans la capitale congolaise, suscitant l’indignation de nombreuses victimes et l’inquiétude de la société civile. Selon des informations fournies par le Cabinet Mulamba, une réquisition d’information, numérotée 1342/D.023/14.341/PG.CCAS/Web/2022, émanant du Procureur Général près la Cour de Cassation, aurait conduit à la démolition de plus de 400 maisons à Kinshasa par des éléments de la Garde Républicaine. Cette opération, menée en 2023, aurait été effectuée sans aucune décision judiciaire, en violation flagrante des droits de l’homme et des droits de propriété.
Les victimes de cette destruction, représentées par M. Mundobo Bokale Benjamin et d’autres personnes, dénoncent une action arbitraire et brutale, perpétrée en dépit de l’absence de toute légalité. « Nous avons vu nos maisons détruites méchamment, sans aucune décision judiciaire, alors qu’une réquisition d’information n’a pas vocation à produire les effets d’une décision judiciaire », souligne M. Mundobo dans une lettre adressée à Son Excellence Monsieur le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.
Les victimes affirment avoir saisi toutes les autorités compétentes de la République, tant au niveau local que national, mais sans succès. Les différentes correspondances envoyées, dont des copies sont annexées à la lettre adressée au Ministre de la Justice, n’ont suscité aucune réponse. Le silence des autorités face à cette démolition massive et arbitraire soulève des interrogations sur la légitimité de l’action et les véritables motivations derrière celle-ci.
D’après certaines sources, le terrain sur lequel ces maisons étaient érigées serait l’objet de convoitise de certaines hautes autorités militaires, civiles, et sécuritaires. C’est dans ce contexte que M. Mundobo a été arrêté, accentuant les soupçons d’une manipulation des pouvoirs en place pour s’approprier illégalement des terres privées.
Cette affaire, qui secoue Kinshasa, met en lumière des pratiques inquiétantes au sein des institutions étatiques, où les droits des citoyens semblent bafoués en toute impunité. Les victimes, dans leur désespoir, interpellent aujourd’hui le Ministre d’État, espérant que la justice se saisisse enfin de ce dossier et que les responsables de cette destruction soient traduits en justice.
Il est urgent que des réponses soient apportées, non seulement pour restaurer les droits des victimes, mais aussi pour prévenir de futurs abus de pouvoir de cette ampleur, qui menacent de déstabiliser davantage un État de droit déjà fragile.
GNM


