RDC : Une ancienne cadre de l’Union Sacrée de Félix Tshisekedi rejoint la rébellion de Corneille Nangaa

La scène politique congolaise vient de connaître un nouveau revirement avec l’annonce de l’adhésion de Me Doudou Tikaïleli Baundjwa, ex-cadre du parti Agissons pour la République (AREP) de Guy Loando, au mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa. Ce ralliement suscite de vives réactions, tant au sein de l’Union Sacrée de la Nation qu’au sein de son ancien parti.

Dans une déclaration officielle, Camy-Richard Kalele, secrétaire général de l’AREP, a tenu à préciser que cette décision ne saurait engager le parti, rappelant que Me Doudou Tikaïleli avait déjà quitté leurs rangs en février 2024. « J’affirme sans l’ombre d’un doute que les activités d’un ancien membre d’AREP n’engagent en rien notre parti. Légalement, l’adhésion au parti est libre et il en est de même pour la démission. Elle avait rejoint notre parti en février 2023 et avait démissionné d’elle-même par une lettre datée du 27 février 2024 », a-t-il déclaré.

Cependant, l’AREP ne cache pas son indignation face à ce qu’il qualifie de « choix éhonté » de rejoindre une rébellion. « J’apprends avec grande indignation, par le truchement des réseaux sociaux, la participation éhontée et scélérate de notre ancienne camarade Me Tikaïleli Baundjwa Doudou à un séminaire du mouvement rebelle du traître à la nation, monsieur Corneille Nangaa, qui a fait alliance avec le Président Paul Kagame du Rwanda pour mener une guerre irrédentiste dans l’Est de notre pays », a ajouté le secrétaire général.

Cette décision de Me Doudou Tikaïleli, ancienne candidate à la députation nationale et au poste de gouverneure de la Tshopo, intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein de la RDC, où l’AFC de Corneille Nangaa se positionne de plus en plus comme une menace sérieuse pour le gouvernement central. Ce ralliement d’une personnalité autrefois proche de l’Union Sacrée pourrait bien compliquer davantage la situation déjà volatile dans l’Est du pays.

Alors que l’Union Sacrée de la Nation fait face à ce départ inattendu, les observateurs se demandent quels seront les prochains développements dans cette alliance improbable entre un ancien allié de Tshisekedi et un mouvement rebelle soutenu par des forces étrangères.

GNM