Le chaos survenu à la prison centrale de Makala dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024 continue de susciter des réactions fortes. La tentative d’évasion des détenus a conduit à une tragédie, avec un bilan officiel faisant état de 129 décès, dont 24 par balles et 105 par étouffement et bousculades. Le vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a également rapporté 59 blessés et d’importants dégâts matériels, dont l’incendie de l’administration pénitentiaire et de l’infirmerie.
Dans ce contexte, Martin Fayulu, président national du parti ECIDE et candidat à la présidentielle de 2023, a vivement réagi. Dans une déclaration publiée sur son compte X le 4 septembre, Fayulu a condamné ce qu’il qualifie d’« assassinat brutal » des prisonniers. Il a exigé la libération immédiate des leaders politiques incarcérés, notamment Jean-Marc Kabund et Mike Mukebayi, invoquant la dégradation dangereuse des conditions de détention à Makala.
« Étant donné la dégradation dangereuse des conditions de vie des détenus, il est impératif que les acteurs politiques incarcérés, tels que Jean-Marc Kabund et Mike Mukebayi, soient immédiatement libérés ou, à tout le moins, assignés à résidence sous protection policière pour garantir leur intégrité physique », a écrit Fayulu.
Le président de l’ECIDE a également exprimé ses condoléances les plus sincères aux familles endeuillées par cette tragédie. Sa déclaration s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes et de préoccupations sur les conditions carcérales en République Démocratique du Congo.
Le drame à la prison de Makala met en lumière les graves défis auxquels est confronté le système pénitentiaire congolais et suscite des appels à une réforme urgente pour éviter de futures tragédies.
GNM

