La quatrième journée du séminaire de renforcement des capacités des partenaires de l’Inspection générale des Finances (IGF) du secteur des médias et de la société civile a été essentiellement consacrée aux notions liées à la communication et au journalisme, ainsi qu’aux règles déontologiques et éthiques des professionnels des médias et de l’agent public.
Parmi les intervenants, le professeur Jean-Chrétien Ekambo Duasenge, ancien recteur de l’université des sciences de l’information et de la communication, l’ex- IFASIC, a passé en revue les différents supports de communication selon les catégories des médias, avant d’expliquer aux participants les stratégies de communication à appliquer pour promouvoir l’image positive de l’Inspection générale des Finances.
Pour atteindre cet objectif, a indiqué l’ancien recteur de l’UNISIC, il faudrait que les journalistes et les acteurs de la société civile parviennent à assurer la crédibilité de l’IGF. Il a montré deux mécanismes pour parvenir à cela, notamment l’information et la séduction.
« (…) comment pouvons-nous assurer la crédibilité ? Il n’y a que deux mécanismes : informer, d’une part, séduire, de l’autre. Informer, on nous le dit depuis le début, informations vraies. Mais parce que cette information vraie était produite par ceux qui la maîtrisent, donc nous devons aller vers les sources d’information. Vous devez savoir, qui est mieux placé pour vous donner telle information sur tel aspect des activités de l’IGF. Donc, le recours aux sources doit vraiment être un reflexe pour chacun des communicateurs ou chacun des journalistes. Et, essayer, dans la mesure du possible, de pratiquer un langage d’expert. Par l’information, nous allons augmenter nos savoirs. Mais bien entendu, il faut séduire, il faut attirer. Comment alors séduire ? Le recours à la formule. Le journaliste c’est celui qui maîtrise la formule. Il a toujours été dit, c’est votre titre qui attire, qui captive. Alors, parce que nous sommes dans un domaine des chiffres, l’IGF c’est des chiffres, et nous devons captiver par les chiffres. Ce sont les chiffres qui vont réveiller l’attention de ceux qui vont nous suivre. Les chiffres frappent« , a-t-il laissé entendre.
L’orateur a évoqué également les principes suivants, susceptibles d’assurer cette crédibilité :
– Présenter l’IGF dans ce qu’elle a comme essence, c’est-à-dire un service d’utilité publique. Montrer que l’IGF est omniprésente, montrer à tous les assujettis que vous ne pouvez pas vous cacher lorsque vous êtes en défaut, parce que l’IGF est un policier omniprésent, même s’il est invisible ;
– Montrer la gravité des infractions ;
– Créer des cas emblématiques ;
– Montrer la transparence du contrôle systémique ;
– Embellir le profil des inspecteurs.
Le professeur Jean-Chrétien Ekambo a souligné aussi la nécessité pour les journalistes et les acteurs de la société civile de recourir à d’autres techniques. Il a recommandé notamment la chronique, au regard de ses nombreux avantages.
« Pour les journalistes, nous avons ce genre journalistique qu’on appelle la chronique. La chronique c’est le genre journalistique qui autorise que le journaliste puisse émettre son opinion et donner un commentaire. Et cela nous est favorisé par le fait que nous avons reçu des contenus cognitifs de la part de l’IGF, nous avons la matière, nous pouvons nous permettre quelques commentaires qui soient (…) » faits de manière positive », a-t-il dit.
Abordant la thématique « Règles déontologiques et éthiques des professionnels des médias et de l’agent public », le professeur Philippe Tonda Kileuka et le directeur général de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Ethique Professionnelle (OSCEP), Tupa Kamango, ont insisté, chacun, sur le respect de l’éthique, de la déontologie et la nécessité pour les journalistes et acteurs de la société civile de se documenter, dans la perspective d’éviter des dérapages dans l’exercice de leur travail.
Le dernier exposé, consacré à la communication publique, a été développé par le professeur Franck Mukanya.
Fabrice Lukamba

