Le séminaire de l’Inspection générale des Finances (IGF) consacré au renforcement des capacités de ses partenaires des médias et de la société civile se poursuit à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. La journée du mardi 09 juin 2026 a été tout aussi riche en termes de partage des connaissances.
Parmi les intervenants, l’inspecteur général des finances, chef de service, a basé son exposé sur la thématique : “Bien-fondé de l’approche systémique et plan stratégique triennal de l’IGF : Enjeux et perspectives d’avenir”.
Affirmant que le plan stratégique de l’IGF marque un tournant décisif majeur, il a a indiqué que le grand enjeu est de faire de l’Inspection générale des Finances un centre d’intelligence financière de l’État, capable de collecter les informations et les transformer en une connaissance.
“(…) nous avons eu cette vision, à travers ce diagnostic, de faire de l’Inspection générale un organe d’intelligence, d’intervention pour transformer la gouvernance financière publique en RDC. Pour réaliser cette vision, nous avons mis en place un plan stratégique. C’est une première à l’Inspection générale des Finances“, a déclaré Christophe Bitasimwa Bahii.
Quatre (4) grands points suivants ont structuré son exposé :
– Comprendre l’Etat comme un système composé de des sous-systèmes ;
– Vision ;
– Plan stratégique ;
– Et mode opératoire.
Il a mis un accent particulier sur le premier point, faisant savoir qu’il permet de mieux comprendre le plan stratégique triennal 2026-2028 de l’Inspection générale des Finances. Parmi les sous-systèmes, il a cité par exemple le sous-système financier.
“En fait, pour bien comprendre la logique qui sous-tend le plan stratégique triennal de l’IGF, il faut d’abord comprendre l’Etat, non pas comme un bloc monolithique, mais comme un système composé de plusieurs sous-systèmes. Ces sous-systèmes sont nombreux : il y a notamment le sous-système économique (…) ; Il y a le sous-système financier. On a les produits intérieurs bruts, nous devons savoir, quel secteur a produit autant et dans le secteur, quel est l’acteur qui a produit quoi. C’est lorsque nous maîtrisons ces données là que nous pouvons savoir avec exactitude qu’est-ce qui doit revenir au budget de l’État. C’est ça l’intelligence à laquelle nous voudrions arriver“, a expliqué l’inspecteur général des finances, chef de service.
“Diagnostic de l’IGF face aux contraintes du moment”, c’est le thème de l’exposé présenté par monsieur Emmanuel Tshibingu Nsenga, inspecteur général des finances, chef de service adjoint.
Il a fait savoir que l’Inspection générale des Finances a réalisé le diagnostic interne et externe, qui lui ont permis d’identifier ses forces et faiblesses.
Quant aux forces, l’inspecteur général des finances, chef de service adjoint a cité : le mandat légal solide et le positionnement institutionnel, l’accès direct aux plus hautes autorités, expérience opérationnelle prouvéeq, ainsi que la crédibilité institutionnelle.
Tandis que les faiblesses identifiées sont notamment la concentration des inspecteurs à Kinshasa. Ce qui entraîne des coûts élevés pour des missions à l’intérieur ; l’absence d’une politique prévisionnelle de recrutement des inspecteurs et la méthode de contrôle basée sur une présence physique permanente.
Il a aussi mentionné que le diagnostic mené par exemple sur le plan du contrôle a produit plusieurs bons résultats, parmi lesquels l’amélioration de la qualité de certaines dépenses.
“Le contrôle a priori a conduit à des résultats évidents : l’amélioration immédiate la qualité de certaines dépenses. Si nous prenons l’exemple des établissements publics, la trésorerie s’est améliorée. Il y a des effets positifs. On a limité le gaspillage“, a ajouté Emmanuel Tshibingu Nsenga.
Signalons que les participants ont eu encore droit à trois autres exposés qui ont conclu cette deuxième journée.
Les trois derniers intervenants ont exploité comme thématiques “Révolution numérique de l’IGF pour un contrôle renforcé et plus efficace” et “Nécessité de la déconcentration de l’IGF”.
Fabrice Lukamba

