Le ton s’élève pour condamner l’agissement des services de sécurité qui sont à la base d’un carnage qui a fait plus de 50 morts(bilan provisoire) dont un policier lors de la répression d’une manifestation anti-ONU en ville de Goma, au Nord-Kivu, le mercredi 30 août dernier.
Dans son message, l’opposant rappelle que les victimes étaient non armées et que ce massacre doit être considéré comme un crime contre l’humanité.
« Les images qui circulent sont insupportables, car le droit à la vie est sacré », dit-il tout en condamnant l’irresponsabilité du régime de Kinshasa à mettre fin à l’insécurité.
« L’incapacité du gouvernement à mettre un terme à l’insécurité est son plus grand échec. Dans tout le pays, des criminels sont en liberté. A Goma, une enquête doit être diligentée et les auteurs doivent être identifiés, traduits en justice et condamnés. Aucun crime ne peut rester impuni », écrit-il.
Rappelons-le, alors que le porte-parole du gouverneur parlait de 7 morts dont un policier lynché par la foule, un rapport interne de l’armée parle de 48 personnes mortes dont 47 manifestants. A côté, plus de 70 autres manifestants ont été blessés alors que plus de 150 ont été arrêtés.
Ces incidents ont été enregistrés mercredi dernier à Goma lors de la répression d’une manifestation de la secte mystico-religieuse Wazalendo qui voulait exiger le départ de la Monusco.
Par GNM

